Carnet de voyage à Hambourg (3/3)

Deichtorhalle

Samedi 4 septembre 2021

22h30

Hôtel Courtyard, Hambourg

Ce matin, je me suis mise en route assez tard. J’avais réservé ma plage petit-déjeuner plus tard, mais j’ai quand-même pris ma douche après. Et sous la douche, j’ai entrepris de me raser les aisselles, en sortant je me suis rendu compte que je saignais d’un côté… je me suis coupée au niveau d’un grain de beauté. OK. Je fais pression avec la serviette de toilette, ça s’arrête pas, on est loin de l’hémorragie, hein, mais ça continue de couler. Et bien sûr, j’ai oublié de prendre des pansements. Je me dis, si j’appuie une serviette ou des mouchoirs sur la plaie, ça va s’arrêter. Au bout d’un long moment, toujours du sang. Bon, je ne peux pas vraiment m’habiller et aller chercher des pansements. Du coup, j’ai appelé la réception, je leur ai expliqué le problème et quelques minutes plus tard, elle m’a apporté un pansement. Super. Ça, c’est fait. Je me suis alors habillée, j’ai écrit un petit mot pour l’équipe de ménage m’excusant de la pile de serviettes pleines de sang, pas qu’ils pensent que j’ai tué quelqu’un, et puis j’avoue être un peu honteuse. Ça craint un peu de laisser un chaos pareil.

Chocoversum

Je regarde alors quoi faire avant ma visite au musée du chocolat qui a lieu dans à peine plus d’une heure. Du coup, j’ai pris le bus jusqu’à Deichtorhalle, les anciens entrepôts qui accueillent des musées de photographie et d’art. Je me suis promenée dans le coin et le long d’un canal vers Speicherstadt. Je suis arrivée au Chocoversum de Hachez environ quinze minutes avant le début. Le temps de déposer mon sac à dos dans un casier, de m’enregistrer dans Luca (une application mobile de suivi de contact pour Covid), de montrer patte blanche avec mon certificat de vaccination et c’était parti. La visite est guidée. Pour bien commencer, notre guide nous a donné une gaufrette à passer sous une fontaine de chocolat au lait. Ça tombe bien, c’est l’heure du déjeuner. On est ensuite passés dans une autre salle où on nous a expliqué l’origine du cacao et des fèves. Puis est venu l’atelier, on a pu faire notre propre tablette. On a choisi entre chocolat noir ou au lait, noir pour moi s’il vous plaît, puis jusqu’à trois garnitures, croquant et Smarties pour moi. On a reçu notre chocolat liquide dans un moule et nos garnitures, et on a fait le reste, on a donné le tout avec une pochette plastique avec notre nom à mettre au frigo et on a continué la visité pendant qu’il refroidissait.

Notre guide nous explique plein de choses sur la culture, le transport, l’histoire. C’est très intéressant. On fait une petite dégustation du produit fini, puis d’un grain de cacao torréfié, j’aime le chocolat amer, mais 100 %, c’est trop pour moi. Puis vient la salle des machines, on goûte le premier mélange. D’ailleurs, en allemand, ils utilisent le terme français et le guide a demandé si quelqu’un parlait français… oui, moi, et il m’a demandé comment c’est en allemand alors. Arf, facile ! Ce premier mélange est un peu granuleux. Une autre machine réduit ce mélange en poudre, ça ressemble à du cacao en poudre, mais non, il nous dit d’avaler cul-sec, comme un verre de schnaps, mais c’est pas possible, ça devient trop pâteux au contact de la salive. Ensuite, une machine rend le mélange bien lisse, près à être moulé, là aussi une gaufrette avec dégustation, miam miam. Puis la machine emballeuse et on reçoit tous notre petit chocolat emballé. C’est la fin et il y a un point photo pour ceux qui veulent pendant que notre guide va chercher nos plaquettes de chocolat.

Après avoir récupéré mon œuvre chocolatière, j’ai fait un tour dans la boutique et j’ai fait quelques emplettes. Dont des pansements, ils en ont motif chocolat, cinq pour 1 €, du coup je me suis dit que ça m’évitera de courir les magasins pour en trouver. Et après tout ce chocolat, je n’avais pas trop faim, dehors, je me suis juste assise pour manger ma banane avant de reprendre ma route.

***

Dimanche 5 septembre 2021

Miniatur Wunderland

14h50

Berlin

Hier, après mon déjeuner fruité, je suis allée à Miniatur Wunderland, un grand espace de trains miniatures, mais attention, y’a du niveau ! Sur deux étages, on se balade en Allemagne (dont Hambourg bien sûr), Suisse, Autriche, Italie, Scandinavie et États-Unis. Il y a plus que des maquettes de train, les mises en scène sont minutieuses, les détails sont impressionnants, j’ose à peine imaginer tout le travail, la sueur, les efforts investis là-dedans. À certains endroits, il y a des boutons pour animer des scènes. On peut voir des avions atterrir et décoller, des gens festoyer en discothèque, le nez de Pinocchio s’allonger, un volcan éructer, etc… Franchement impressionnant. J’ai eu de la chance qu’il n’y avait pas d’attente et qu’il restait encore quelques billets pour la tranche horaire. J’avais hésité à y aller et je ne regrette pas.

Ensuite, je suis allée me balader au port et aux Landungsbrücken, sous le soleil et au son d’un chanteur et de sa guitare, me posant quelques instants sur les marches des escaliers pour manger mon goûter. Et puis, j’ai pris le bus pour retourner un peu à l’hôtel, histoire de me poser un peu et de me changer pour la soirée. J’avais rendez-vous avec une collègue. Je fais partie d’un groupe Facebook pour traducteurs du monde entier qui a également un sous-groupe spécial voyage afin de faciliter les rencontres quand on part à l’aventure. J’y ai lancé un appel et Ö. a répondu. Elle a proposé qu’on aille dîner dans le quartier St Georg, un quartier assez vivant, connu pour ses bars et cafés, et en plus pas très loin de mon hôtel.

Landungsbrücken

La rue Langer Reihe est particulièrement animée. Et on y voit aussi beaucoup de beaux drapeaux arc-en-ciel. Nous avions rendez-vous au Peter Pane, une chaîne de restaurants de burgers (pas fast-food) allemande. Je connaissais, mais en près de onze ans en Allemagne, je n’y étais pas encore allée. L’idée de départ était de boire un verre là puis de voir où aller dîner. Comme je n’avais pas déjeuné à midi, je mourrais de faim et au final on a mangé là. Quand on avait parlé d’aller dîner, j’avais proposé italien, mais ceux qu’elle connaissait étaient fermés. Mais des burgers, ça passe toujours. Il faisait assez bon encore, donc on a passé un moment sympa en terrasse, cocktail, burger poulet et frites pour moi. Pas mauvais. Une fois la nuit tombée, il faisait un peu frais, j’étais aussi claquée et j’avais mal partout. Alors on s’est mises en route, remontant la rue principale vers la gare où on a pris le métro. J’avais qu’une station jusqu’à l’hôtel, mais la flemme et puis, autant profiter de ma Hamburg Card. C’était vraiment une soirée sympa.

Quartier St Georg

Et ce matin, je me suis levée tard, j’ai pris un bon petit-déjeuner, j’ai fait mes valises et j’ai pris le chemin vers la gare. J’avais réservé mon aller-retour avec la DB (Deutsche Bahn, la compagnie ferroviaire nationale), mais deux jours avant mon départ, ils ont annoncé une grève du 2 au 7 septembre, conseillant de repousser tout voyage si possible. Du coup, j’ai réservé un billet Hambourg-Berlin avec Flixtrain, une compagnie privée qui n’est pas touchée par la grève. Et j’ai bien fait, car ce matin, j’ai reçu un e-mail de la DB m’informant que mon train était annulé. J’avais fait une demande de remboursement exceptionnel, car le ticket était normalement non remboursable, donc je pense que y’aura pas de problèmes. Mais ce qui est bizarre, c’est que l’appli mobile de la DB m’a envoyé une notification pour me dire que je pouvais m’enregistrer en ligne pour mon trajet. L’application affichait le train comme si le trajet avait bien lieu. Étrange. Enfin bref…

En tout cas, ce fut un chouette séjour. J’ai pas fait tout ce qui était prévu, certains endroits étant accessibles par S-Bahn, donc avec la grève ça aurait été complexe. On m’avait notamment conseillé d’aller à Blankenese pour une balade sympa ou sur Elbinsel (île d’Elbe), y’a aussi une plage et pas mal de musées. L’avantage pour moi, c’est que Hambourg n’est qu’à deux heures de train de Berlin. Si un week-end je m’ennuie, hop, c’est vite fait d’y monter. C’est une chouette ville et apparemment la vie nocturne est aussi assez sympa, que ce soit au Reeperbahn, au quartier St Georg ou ailleurs, avec des ambiances assez différentes. Au Reeperbahn, y’a le côté quartier rouge, mais aussi des spectacles, à St Georg, c’est plus cafés, bars, restaurants, moins sauvage.

Donc là, je suis de retour à la maison après un trajet sans encombres dans mon Flixtrain, super satisfaite de mes petites vacances !

>>PHOTOS<<

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Carnet de voyage à Hambourg (2/3)

Jungfernstieg

Vendredi 3 septembre 2021

15h50

Café Port, Hambourg

Hier soir, je suis descendue dîner et en fait j’aurais pu me passer de réservation, vu que c’était presque vide. J’ai commencé avec un bon cocktail fruité, puis un délicieux burger bien juteux, pour finir sur une mousse trois chocolats. Ensuite, j’ai repris un cocktail que j’ai siroté dans la partie bar, installée bien confortablement dans un canapé, accompagnée d’un bon livre.

Ce matin, j’ai pris le métro jusque Jungfernstieg, près de l’hôtel de ville, c’est au bord de la rivière Alster, il y a un joli plan d’eau autour. On peut aussi faire un tour en bateau, alors j’ai vite embarqué pour une petite heure. C’est très joli comme coin. Beaucoup de voiles, kayaks, rameurs, avirons. Les bateaux à moteur sont largement interdits, les bateaux des services d’urgence et pour les tours sont des exceptions.

Près de l’hôtel de ville

De retour à terre, je suis allée me promener aux alentours de l’hôtel de ville, malheureusement il n’y avait pas de visite guidée aujourd’hui. Je me suis ensuite baladée dans le centre, vers les églises St Petri et Jakobi. Aujourd’hui, le soleil est de sortie, même s’il y a du vent, c’est assez agréable. Je suis ensuite arrivée à la fameuse Chilihaus, maison du Chili, avec une belle architecture. À côté, il y a un petit musée du chocolat, les visites durant 1h30 et comme il commençait à faire faim, j’ai d’abord déambulé dans le quartier pour trouver de quoi me rassasier. Je me suis posée à la jolie terrasse du Perle Restaurant. De belles tranches de rosbif et des patates rôties. À la fin, le serveur me dit : « Ça fait longtemps qu’on t’a pas vue » … Euh, c’est la première fois que je viens ici, je ne suis même pas de Hambourg…

***

Vendredi 3 septembre 2021

21h15

Hôtel Courtyard by Marriott, Hambourg

St Nikolai

Après ce bon déjeuner, je suis retournée au Chocoversum pour voir s’il y avait encore des visites aujourd’hui, ils étaient complets donc j’ai pris un billet pour demain midi. J’ai ensuite pris la direction du Mahnmal St Nikolai. Une église en ruines, détruite lors de la Deuxième Guerre Mondiale. Il y a un musée et un ascenseur pour monter dans la tour, mais ils étaient complets pour la journée. Je verrai demain si je retente ma chance ou pas. J’ai ensuite continué ma route. L’objectif était l’église St Michaelis. A priori, St Michel est le patron de Hambourg. J’ai également visité l’intérieur. Elle est très lumineuse, il n’y a pas de vitraux colorés, de simples carreaux de verre. À l’aide du plan de la ville, j’ai repris mon chemin vers le Bismarck Denkmal, que je n’ai pas pu voir car il est en rénovation. J’ai alors continué dans la direction que je pensais être celle de la station de métro St Pauli, C’est aussi à peu près là que commence le fameux Reeperbahn.

Reeperbahn, aussi surnommé Sündige Meile, c’est-à-dire l’avenue des péchés, est connu dans toute l’Allemagne et au-delà des frontières. Sur cette avenue s’alignent bordels, bars, strip-clubs, boîtes, etc… Les rues adjacentes sont dans le même esprit. C’est LE quartier rouge de Hambourg. Il y a même une rue interdite aux femmes. Herbertstrasse, longue de deux cents mètres environ, a son entrée plus ou moins bloquée par des panneaux et les femmes ne sont pas les bienvenues car c’est là que des professionnelles travaillent pour le plaisir de ces messieurs. Bien sûr, cette interdiction n’a aucune base légale car la rue fait partie du domaine public. Mais bon, je ne tenterais quand-même pas. Dans les infos en Allemagne on entend parler des problèmes de sécurité au Reeperbahn, en me préparant pour ce voyage j’ai appris qu’à partir d’une certaine heure les bouteilles en verre sont interdites (parce que ça peut faire de bonnes armes) et que les armes y sont aussi interdites, des panneaux sont là pour le rappeler. Du coup, je me suis vraiment demandé si j’irais. D’un côté, un peu curieuse de voir à quoi ça ressemble, d’un autre, je me dis, y aller en tant que femme seule, est-ce vraiment une bonne idée ? J’ai demandé à mon amie qui est originaire de Hambourg. Elle m’a dit la journée, y’a rien à craindre, mais le soir, elle irait jamais seule. Du coup, je zappe, même de jour, vu que de toute façon y’a pas grand-chose à voir et faire en journée.

Café Port

Enfin bref, donc après l’échec du monument de Bismarck, je pensais prendre le métro pour retourner au port. Mais au bout d’un moment, je me suis demandé si j’étais vraiment sur le bon chemin. Google Maps m’a confirmé que non. J’étais en face du célèbre hôtel Hafen Hotel, qui surplombe Landungsbrücken, le port de loisirs, y’a un petit chemin sur le côté qui mène à une plateforme et aux escaliers vers le port. L’hôtel a aussi un restaurant bar, Port, avec une jolie terrasse. Du coup, je me suis fait une pause sympa. Un petit cocktail (St Pauli Spritz : vodka, aperol, jus de citron, limonade) et un crumble aux cerises, avec une chouette vue, le tout bercée par de la cornemuse.

Après cette chouette pause, je suis descendue au port et j’ai enfin fait un tour de bateau. Avec une « barkasse », un de ces petits bateaux plus ou moins plats, on s’est baladés sur les canaux de la Speicherstadt et dans le port, jusqu’au terminal des containeurs, près des colosses des mers. C’était chouette. Bon j’ai mon pantalon qui s’est déchiré sur l’intérieur de la cuisse quand je me suis assise… donc j’ai dû serrer les jambes. Le capitaine était sympa, mais je ne comprenais pas tout, il avait un sacré accent. Et une fois de retour sur la terre ferme, je suis directement allée prendre le bus pour retourner à l’hôtel. Je pensais changer de pantalon et voir pour dîner, mais je suis passée devant un MacDo avec une petite fenêtre pour la vente à emporter (comme un drive mais à pied) entre l’arrêt de bus et l’hôtel, du coup je me suis pris un truc et j’ai mangé à l’hôtel devant la TV.

Ce soir, rien de spécial, soirée tranquille dans ma chambre et demain matin on verra, ma visite au musée du chocolat est à 12h30. Je verrai après le petit-déjeuner ce que je peux faire avant. Et pour après, peut-être le Miniatur Wunderland.

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Carnet de voyage à Hambourg (1/3)

Mercredi 1er septembre 2021
16h30
Hôtel Courtyard by Marriott, Hambourg

Me voici arrivée à destination pour mon traditionnel voyage d’anniversaire. Jusqu’il y a environ un mois, c’était prévu à Londres, mais avec la quarantaine toujours obligatoire même pour les personnes vaccinées ailleurs qu’au Royaume-Uni, j’ai décidé de reporter à février. Et quelques jours après avoir tout changé et réservé pour Hambourg, dont un billet de train non remboursable, les règles ont changé et j’aurais pu aller en Angleterre sans quarantaine. Enfin, c’est pas grave.

Elbphilharmonie

J’étais allée à Hambourg quelques heures il y a environ dix ans, pour un entretien d’embauche, j’avais fait une visite rapide et je m’étais dit que je devrais y retourner à l’occasion. Et la voici l’occasion. Je me suis offert un billet de train en première classe, histoire d’avoir un peu plus de place pour une fois. Et j’ai bien fait de partir aujourd’hui, dès demain y’a une grève à la Deutsche Bahn, du coup pour dimanche j’ai demandé à annuler mon billet retour (c’est ce qu’ils recommandent et les billets normalement non remboursables sont remboursables pour l’occasion), et j’ai réservé avec Flixtrain, le réseau ferroviaire des bus Flixbus. Normalement, pour Berlin-Hambourg (ou inversement) c’est entre 10 € et 20 €, là, 45 €… Mais bon, au moins pas de stress à essayer de trouver un bus ou train à la dernière minute si mon train DB est annulé, ce qui est fortement possible. Et le soir à Berlin, j’attends des amis pour une petite fête d’anniversaire.

Enfin bref, après un trajet sans trop d’encombres (y’a des travaux sur la ligne et on a dû attendre quinze minutes à une gare) d’un peu plus de deux heures, je suis bien arrivée à destination. Mon hôtel est à moins de dix minutes à pied de la gare, dans le quartier St Georg, un quartier apparemment assez vivant. Je n’ai pas encore trop de plan défini, j’ai mon guide de voyage, Internet et si besoin les conseils d’une amie originaire de Hambourg. Tout à l’heure, je vais aller au Elbphilharmonie, la célèbre salle de concert (classique) pour assister à une représentation du Festival der Preisträger. Des musiciens primés vont jouer plusieurs morceaux, dont du Saint-Saëns et du Ravel, deux compositeurs que j’apprécie.

Et après des semaines de pluie et de fraîcheur, le soleil est de sortie et les températures dépassent les 20°C.

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Mercredi 1er septembre 2021
22h15
Hôtel Courtyard by Marriott, Hambourg

Après m’être installée et changée, je suis allée prendre le bus pour l’Elbphilharmonie. Cette salle de concert est très connue en Allemagne, notamment en raison de problèmes et retards dans la construction (un problème qu’on connait bien à Berlin avec l’aéroport). C’est très joli, au bord de l’Elbe, face aux ports industriels. On peut d’ailleurs visiter la Plaza du bâtiment, une terrasse fait tout le tour, avec de très jolies vues. Il y a aussi un hôtel de luxe dans le même bâtiment. Après avoir fait le tour et acheté des boucles d’oreille à la boutique de souvenirs, je suis allée vers la petite salle. Y’a pas mal d’escaliers, j’ai vu en arrivant en haut que y’avait un ascenseur.

Hafen City / Elbphilharmonie

La salle en elle-même est chouette, mais les chaises ne sont pas très confortables. Le concert était beau, les musiciens étaient des lauréats du prix Fanny Mendelssohn qui récompense notamment en se basant sur la créativité. À la fin, tous les musiciens se sont réunis pour un morceau composé spécialement pour l’occasion. Après le concert, je suis allée au restaurant Störtebeker. C’était moins d’une heure avant la fermeture donc seule la carte du bar était disponible. Je me suis pris un bon cocktail à base de gin et lavande, et une tarte flambée, le tout avec vue sur le port, sympa.

Sur ce, j’ai pris le chemin du retour vers l’hôtel. Demain, je pense aller du côté du port pour commencer et on verra bien.

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Jeudi 2 septembre 2021

17h45

Hôtel Courtyard by Marriott, Hambourg

Ce matin, je me suis réveillée et pouf, j’avais un an de plus ! C’est dingue, hein. J’ai assez bien dormi, mon lit immense rien que pour moi est confortable et la chambre est bien insonorisée. Covid oblige, j’avais dû réserver une plage horaire pour le petit-déjeuner. Ils ont un buffet vraiment sympa, dont des œufs brouillés et du bacon (toujours un plus à mes yeux), ils ont même une petite section 100 % vegan (j’ai pas regardé en détail honnêtement). Et puis un des membres du personnel est venu me souhaiter mon anniversaire, avec une petite assiette avec quelques fruits rouges, un mini éclair au chocolat et une pâtisserie genre une bouchée de mousse framboise sur un biscuit, un délice. Il m’a dit qu’il ne chanterait pas parce que sinon ça gâcherait ma journée… heureusement, car ça m’aurait mise mal à l’aise. Mais c’est super sympa de leur part. Par contre, pour le buffet petit-déjeuner, il faut utiliser des gants jetables, c’est la première fois que je vois ça. Bon, ben on fait avec.

Überseequartier

Une fois rassasiée, je suis remontée me préparer et je me suis mise en route. J’ai pris le métro jusque Überseequartier, dans le quartier Hafen City (le port en gros). Y’a plein de travaux partout, par moments je ne savais pas trop où aller. Je me suis promenée au bord de l’Elbe (le fleuve qui traverse Hambourg), face aux ports industriels (l’Elbe finit dans la mer du Nord et Hambourg a été construite par le commerce maritime). Pas mal de places ont des noms de grands explorateurs marins, comme Marco Polo ou Vasco de Gamma. Je suis arrivée ensuite à l’Elbphilharmonie. Par contre, aujourd’hui, pas de soleil, couvert et 15-18°C. Je me suis promenée vers Landungsbrücken, le port plus loisirs, d’où partent une infinité de tours du port, mais je n’en ai pas encore fait. Demain ou samedi sûrement, on m’a conseillé de prendre plutôt les « barkassen », des petits bateaux, plutôt que les gros. L’offre est énorme, ça devrait pas poser de problème de trouver quelque chose.

Cap San Diego

J’ai visité le bateau Cap San Diego. Un gros truc qui traverse les océans depuis des décennies. L’entrée est normalement à 10 €, mais avec la Hamburg Card j’avais 15 % de réduction. On peut visiter une partie du navire, dont une salle des machines où des vrais gens travaillent. C’est fléché, plus ou moins. C’est assez intéressant. J’ai fini avec une pinte de jus de pomme au bistro. Le bateau voyage également en été, sinon il y a aussi une partie hôtel et une escape room.

Je parlais de la Hamburg Card, c’est une offre pour environ 10 € par jour et par personne, avec les transports illimités dans la ville (bus, métro, bateaux, trains) et des réductions dans pas mal d’attraction.

Après le bateau, j’ai continué de déambuler au port, jusqu’aux abords du célèbre quartier de St Pauli, les amateurs de foot connaissent sûrement. C’est aussi là où se trouve le quartier rouge de Hambourg avec le Reeperbahn (j’en parlerai plus tard). Un autre incontournable de Hambourg, c’est l’ancien tunnel de l’Elbe, construit au début du 20e siècle. Il est actuellement uniquement accessible aux vélos et piétons. Tout commence par une descente. Pour cela, trois options : ascenseur, monte-charge et escaliers. Je me suis dit que j’allais pas faire ma féniasse et j’ai pris les escaliers interminables. En bas, le tunnel a une petite route pour les vélos et deux petits trottoirs. Les murs et le plafond sont couverts de tuiles blanches. Arrivée au bout, j’ai pris un monte-charge pour retourner à la surface. À quelques mètres de là, il y a un point de vue assez sympa sur le port de loisirs et l’Elbphilharmonie. Après cette petite pause, je suis redescendue dans le tunnel et de retour de l’autre côté, j’ai re-longé le port pour aller à Speicherstadt. C’est un quartier héritage des entrepôts, silos et autres lieux de stockage datant de quelques siècles. Beaucoup de bâtiments en brique rouge avec des petits ponts de fer au-dessus des canaux.

Speicherstadt

Et c’est là que j’ai commencé à vraiment avoir faim, il était environ 15h et je n’avais rien mangé depuis le petit-déjeuner. Près du port, les snacks et restaurants se succédaient, et là, plus grand-chose. J’ai pris la direction du centre, suivant les panneaux vers l’hôtel de ville (Rathaus). J’ai trouvé un petit café près de l’église St Katharinen, mais on ne peut pas s’asseoir à l’intérieur (alors qu’en étant vacciné·e, normalement c’est bon) et ils n’ont pas de WC. J’ai même pas eu le temps de lui dire d’annuler ma commande qu’elle m’a dit qu’on laissait tomber alors. Je me suis traînée sur quelques rues, entre des trucs fermés et des restos plutôt haut de gamme, avant de tomber sur un café Balzac près de l’hôtel de ville. J’ai pu m’asseoir au chaud avec un bon cacao et une part de marbré.

Après des heures de marche, j’étais claquée, j’avais mal partout, du coup, hop le métro et retour à l’hôtel. Contrairement à quelques années en arrière, je ne me force plus à trop en faire, les vacances c’est aussi pour se reposer. Et puis j’ai encore deux jours ici. Surtout pour une destination pas loin de la maison, c’est pas grave si je ne vois pas tout. Pour ce soir, j’ai réservé au restaurant de l’hôtel, je compte bien m’offrir au moins un petit cocktail. En attendant, un peu de lecture et de TV, ça sera très bien aussi.

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Marmotte à Hambourg

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La Marmotte a lu : Olympia, Volker Kutscher

Peu avant Noël, je suis entrée dans une librairie, juste pour regarder, et je suis ressortie avec deux livres qui m’avaient tapé dans l’œil. L’un de ces livres, c’est Olympia de Volker Kutscher.

Malgré le fait que j’avais bien lu la quatrième de couverture et retourné le livre sous tous les angles avant de passer à la caisse, ce n’est qu’au moment où j’allais le commencer que j’ai remarqué quelque chose sur la couverture : c’est le huitième volume de la série Gereon Rath. Et c’est à ce moment là aussi que j’ai remarqué une ligne concernant la série Babylon sur la quatrième… En effet, la série (que je n’avais pas encore regardée) est tirée des romans de Kutscher. Ce qui était aussi assez amusant, c’est que juste avant de tirer le pavé de ma pile de livres à lire, j’avais vu sur Facebook que la veille avait eu lieu dans mon quartier un tournage pour la prochaine saison.

Enfin bref, je me suis quand même lancée et au final, même sans avoir lu ce qui précède, on peut fortement apprécier la lecture. Bien sûr il y a quelques allusions à ce qui s’est passé avant, mais ce n’est pas handicapant pour la compréhension générale de l’intrigue. Mais alors, de quoi parle ce livre ? L’histoire se déroule en 1936 à Berlin, les Jeux Olympiques, la propagande Nazi, et une mort suspecte survient dans le village olympique. Une mort qu’il faut taire à tout prix, l’Allemagne voulant s’afficher sous son meilleur jour pendant la compétition. Gereon Rath devra enquêter. On passe dans les coulisses des jeux et des instances policières et politiques.

Le livre est assez récent et n’est pas encore disponible en français. L’auteur utilise beaucoup d’abréviations qui étaient courantes à l’époque, j’ai donc dû faire quelques recherches en parallèle de ma lecture, ainsi que le dialecte berlinois parfois. Je ne le parle pas, mais je le comprends, je pense que la majorité des allemands devraient le comprendre aussi, par contre ça peut être légèrement plus difficile pour ceux qui ont appris l’allemand comme langue étrangère.

En tout cas, j’ai vraiment bien aimé, l’intrigue est bien ficelée, l’histoire est prenante, les personnages principaux sont plutôt attachants, certains sont par contre ignobles, le tout est saupoudré de faits historiques. L’écriture est agréable et je dois dire, quand je lis une histoire qui se déroule à Berlin, quand ça parle de lieux que je connais (même si ça bien changé depuis 1936…), c’est différent, c’est dur à expliquer. En tout cas, vraiment une bonne lecture et je lirai absolument les volumes précédents.

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The Lighthouse of Digital Art

Hier, j’ai pris la direction de Friedrichshain et du RAW Gelände, ce grand espace culturel et festif près de Warschauer Strasse, pour aller voir une présentation d’art numérique. The Lighthouse of Digital Art, littéralement Le phare de l’art numérique, ou encore plus littéralement La maison de lumière de l’art numérique, car lighthouse est le terme anglais pour phare, mais si on le découpe en light lumière et house maison, ça fait maison de lumière, car c’est une construction qui émet de la lumière pour avertir les bateaux de la proximité de la terre. Enfin bref, après cet écart étymologique revenons à nos moutons.

Donc The Lighthouse of Digital Art est un petit local qui présente de l’art numérique, sur les quatre murs et le sol, une animation est projetée, le tout accompagné de musique. Les artistes créent tout eux même, les animations et la musique. Chaque session dure trente minutes environ, la salle dispose de gros coussins, de poufs et de chaises, et nous plonge dans un univers assez coloré et porté par de la musique électronique. On commence par un voyage dans l’espace jusqu’à être avalés par un trou noir qui nous emmène dans une dimension en noir et blanc. Puis un trou blanc nous propulse dans un autre univers haut en couleur, qui m’a un peu fait penser à ces écrans de veille du siècle dernier et début du siècle, des formes géométriques qui se scindent et se multiplient. Puis enfin, on s’envole dans un monde aux formes et couleurs psychédéliques.

J’ai bien aimé, on s’échappe le temps de cette courte présentation, l’harmonie des images, des couleurs et de la musique, c’est vraiment chouette.

VIDÉOS

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Berlin gourmand 41

Avec la levée du confinement et la reprise de la vie sociale, j’ai pu récemment découvrir de nouveaux restaurants. Voici trois nouvelles adresses testées et approuvées par moi et mes amis.

CRÊPERIE MELT

Par une belle soirée d’été, nous sommes allés essayer une crêperie dont j’entendais parler en bien depuis longtemps. Melt, à Friedrichshain, proche de Warschauer Strasse et Simon-Dach-Strasse. Ils ont également un bistro du même nom à quelques pas de là, mais nous n’avons testé que la crêperie. L’accueil est très sympa, c’est assez petit mais il y a de la place dehors, le service est au top. La carte est succincte et les prix sont plus que raisonnables. J’ai pris une galette complète et une crêpe banane-chocolat, super bon ! Tout le monde à table était content. Ils ont également des pâtisseries et justement, on avait vu sur la vitrine frigo et les éclairs me faisaient de l’œil, du coup j’en ai pris un à emporter pour le dessert du déjeuner le lendemain, top ! Une bonne adresse pour les amateurs de crêpes et galettes !

UNSRE KNEIPE

Une autre soirée estivale, mais avec un temps incertain, nous avons pris place sur la jolie terrasse couverte d’Unsre Kneipe à Prenzlauer Berg. Un sympathique restaurant allemand. J’ai personnellement fait simple avec des pâtes bolognaise (servies avec une bonne quantité de gruyère rapé pour mon plus grand plaisir), j’avais hésité à prendre la schnitzel (escalope pané), un des convives l’a fait et c’est une sacrée portion. Il y en a pour tous les goûts, viande, poisson et plats végétariens. Le personnel était au top, les prix raisonnables et le cadre sympa. L’intérieur est un peu rustique, ça a du charme.

LE MIDI

Ce week-end, je suis allée prendre un brunch à l’accent corse. Enfin, l’accent corse, sur le papier car j’ai conversé uniquement en allemand. Là encore, jolie petite terrasse, les petits-déjeuners sont principalement des planches de produits corses, la mienne avait de la coppa, du lonzu et divers fromages de l’Île de Beauté, les amies avec qui j’étais ne mangeant pas de viande, elles ont pris de belles planches de fromages principalement corses. Ils proposent aussi des sandwich baguette et quelques plats du jour cuisinés. Les produits sont d’excellente qualité. L’intérieur a son charme, ils vendent aussi quelques produits français (fleur de sel de Camargue, produits Le Petit Marseillais, tapenade, etc…). Le service est un peu lent, mais le personnel était assez sympathique. Une belle petite adresse en somme.

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Une journée à Bâle

Mittlere Brücke

Ce week-end, je suis allée en Alsace pour rendre visite à de la famille. Comme j’arrivais à l’aéroport de Bâle-Mulhouse-Freiburg, je me suis dit que j’allais en profiter pour passer une journée à Bâle. J’avais déjà rapidement visité la ville il y a 13 ans, lors d’un voyage en Suisse qui a d’ailleurs été le tout premier voyage raconté sur le blog (pour les curieux, cliquez ici).

Après quelques couacs avant l’embarquement (faites bien attention aux dimensions des valises en cabine avec Easyjet, ça a changé récemment, et ne faites pas comme moi, n’oubliez pas de mesurer les roues avec…), le vol s’est bien passé, arrivés à Bâle, la sortie n’a pas été trop longue, il y avait une petite file d’attente pour accéder à la zone de bagages et aux sorties. En attendant, je vois un panneau intitulé « Où allez-vous ? » avec une flèche pour la Suisse et une autre pour la France et l’Allemagne, mais arrivée à l’employée qui vérifie qu’on prenne bien la bonne file, la file Suisse c’est pour les Suisses et les résidents, la file France et Allemagne pour les autres, c’est un peu déroutant. Mais on sort tous au même endroit finalement. Et là, un charmant sapeur-pompier a vérifié mon passeport et mon certificat de vaccination. On arrive alors à l’espace pour récupérer les bagages, je suis un peu perdue, je vais d’un côté, je trouve enfin un écran qui indique sur quel tapis nos bagages arrivent, bien sûr, totalement à l’opposé, je récupère ma valise et refais le même chemin pour sortir par la sortie Suisse où la douane passe encore mes bagages aux rayons X. Enfin, je sors, le bus arrive dans quelques minutes, j’achète vite fait un billet sur l’application de la compagnie de bus et puis le numéro 50 arrive, 10-15 minutes plus tard, je descends à la gare centrale et je prends le chemin de l’hôtel, j’ai eu un peu de mal à trouver l’entrée, mais un peu après minuit je peux enfin me coucher.

Après une bonne nuit de sommeil dans ma mini-chambre (vu les prix suisses j’ai pris un hôtel pas trop cher mais encore décent, Ibis Budget, il y a donc le strict minimum mais pour une courte nuit, ça suffit amplement) et un bon petit-déjeuner, je suis d’attaque pour une petite journée à Bâle. Je suis partie en milieu de matinée direction la vieille ville, via la gare, ça se fait très bien à pied. Comme dit, je suis allée à Bâle il y a 13 ans, mais aussi, ces derniers temps j’ai traduit pas mal de matériel touristique concernant la Suisse (ce qui m’a donné encore plus envie de retourner là-bas), dont Bâle. Il y avait trois choses que je voulais absolument (re)voir : le Mittlere Brücke, un joli vieux pont sur le Rhin, la cathédrale Münster et l’hôtel de Ville rouge (Rathaus). Armée d’un plan, je suis partie plus ou moins dans la direction du pont, passant par un joli parc et de belles petites rues, dont certaines en travaux, certaines piétonnes, certaines observées d’en bas car elles semblaient bien raides. Je suis arrivée sur Marktplatz, la place du marché, devant le bel hôtel de ville avec sa belle façade rouge et sa petite tour dorée. J’ai fait un peu le tour du marché, bavant notamment devant de beaux fromages suisses…

Hôtel de ville

J’ai ensuite continué vers le fameux pont, de là on a une belle vue sur les rives de Bâle, notamment le Münster, il y a quelques renfoncements dans le pont, ce qui permet de se poser là pour admirer, photographier, se reposer sans gêner les passants. Je me suis notamment assise quelques minutes à côté de la petite chapelle Käppelijoch qui se trouve au milieu du pont. Le tout sous un magnifique soleil. J’avais rendez-vous pour déjeuner dans le coin, donc je ne me suis pas trop éloignée, profitant des vues sur le fleuve et la ville. J’ai aussi repéré des bateaux, alors je suis allée me renseigner. À la station maritime Basel Schifflände, on peut embarquer pour des balades de plusieurs heures ou alors pour un court tour du port ou de la ville. Avec Rhystärn, les mercredi, vendredi et dimanche, on peut voguer une petite heure sur le Rhin. Quelle chance, c’est justement vendredi, je prends des renseignements, je regarde les horaires et me dis que j’irai peut-être plus tard, ça devrait être faisable niveau temps.

Mittlere Brücke

Sur ce, je suis retournée vers l’hôtel de ville et j’ai pris la direction d’une petite rue non loin de là. J’avais rendez-vous pour déjeuner avec une collègue traductrice bâloise au restaurant de l’hôtel Basel. Nous étions sur la jolie terrasse couverte, un cadre superbe. La carte est assez succincte, j’ai opté pour une entrecôte de bœuf (suisse), très bonne. Le personnel était également super. Bon, le prix, c’est pas forcément donné, mais c’est la Suisse hein, et une source sûre m’a également dit que Bâle en particulier est assez chère comme ville. Ce fut un agréable moment en tout cas. Une fois rassasiée, je suis redescendue vers l’hôtel de ville. Là, je suis passée devant le McDonald’s et je n’ai pu m’empêcher de sourire en voyant la pub pour le McRaclette. Certes, y’a pas qu’en Suisse que McDo fait des burgers à base de raclette, mais c’est la première fois que j’en vois en plein été vu que bien des gens pensent qu’on ne peut manger de la raclette qu’en hiver, comme si y’avait une saison pour la raclette, la fondue, la tartiflette, etc. ^^

Je suis alors retournée vers le pont Mittlere Brücke et j’ai pris un ticket pour le bateau de Rhystärn. L’employée qui vendait les billets m’avait prévenue qu’en raison d’un niveau assez haut du Rhin, ils ne faisaient que le port, pas la ville, en ce moment (ils ne peuvent pas passer sous le fameux pont en ce moment). Donc, je paie mes 15 CHF pour embarquer, je m’installe sur la terrasse couverte (ce qui m’évitera de griller car j’ai oublié la crème solaire dans ma valise à l’hôtel…) et je me commande un petit cocktail, un Tscharly Spritz, la version bâloise de l’Apérol Spritz, mais avec comme base une liqueur proche du gin, pas mal du tout. Puis le bateau part, on se promène sur le Rhin, 45-50 minutes peut-être, c’est sympa, mais le côté qu’on a fait, c’est assez industriel sur les rives, quand le niveau du fleuve le permet, faire le tour côté ville doit être vraiment chouette.

Sur le Rhin

De retour sur la terre ferme, je suis retournée sur le pont Mittlere Brücke, je venais de l’Altstadt (vieille ville) et de l’autre côté se trouve Klein Basel (Petite Bâle), je voulais voir s’il y avait quelque chose d’intéressant à voir de ce côté, mais rien tout près du pont donc j’ai fait demi-tour. Et là, j’ai repéré Läckerli Huus, la maison des läckerli, une spécialité bâloise proche du pain d’épice mais pas tout à fait, avec différents parfums. La vendeuse était des plus chaleureuses et le magasin donnait l’eau à la bouche. Elle m’a fait goûter un läckerli nature, c’était trop bon, puis un au citron, encore trop bon. J’ai pris quelques paquets pour moi et pour offrir et après avoir payé, elle m’a proposé un caramel mou, mais bof, je cours pas après, du coup elle m’a fait goûter un läckerli à la pomme, ça aussi trop bon, elle me disait qu’on doit toujours ressortir de la Läckerli Huus en mâchant quelque chose. J’ai pris des nature et des cacao pour moi, un délicieux souvenir en somme.

Münster

Ensuite, j’ai pris le chemin vers la belle cathédrale Münster, passant par des petites rues qui montent bien, avec de jolies vues sur le Rhin par moment. La place devant la cathédrale se préparait à accueillir un cinéma en plein air, donc c’était un peu chaotique, mais j’ai quand-même pu admirer la belle bâtisse, j’ai visité rapidement une cour mais pas la cathédrale en elle-même. Sur ce, j’ai repris le chemin vers l’hôtel (temps prévu : 20-30 minutes à pied), après des heures à bouillir sous le soleil, j’ai commencé à voir au loin, enfin même pas si loin que ça, des nuages noirs arriver. Et justement, c’est dans cette direction que j’allais. Puis, quelques grêlons ont commencé à tomber, mon parapluie aussi était dans ma valise à l’hôtel… Je me suis abritée sous un large porche, espérant ne pas déranger les habitants (mais au final je n’ai vu personne), regardant la grêle tomber pendant de longues minutes, alors que je me disais que ça semblait commencer à se calmer, la grêle a rapidement fait place à des trombes d’eau. J’ai attendu encore un bon quart d’heure, puis la pluie s’étant arrêtée, je me suis remise en route. Rapidement, quelques gouttes se sont mises à tomber, mais c’est à quelques minutes de l’hôtel que la pluie a recommencé à battre son plein. Trempée, j’ai récupéré ma valise et me suis posée quelques minutes à la réception.

Puis, l’heure tournant et la pluie se calmant, je suis retournée vers la gare pour prendre le train direction la France et l’Alsace. Ce fut une belle journée, Bâle est vraiment une jolie ville, c’est petit mais il y a pas mal à faire et j’ai encore d’autres choses à voir, notamment un chocolatier sur Marktplatz dont une source sûre m’a vanté les louanges.

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La Marmotte a lu : Ayoade On Top, Richard Ayoade

À ma connaissance, ce livre n’existe qu’en anglais. Je connais Richard Ayoade par son rôle mythique de Moss dans IT Crew. Il y a quelques mois, je suis tombée sur une vieille interview de l’acteur faisant la promotion de son nouveau livre (nouveau à l’époque car il est sorti en 2019). Du coup, je me suis penchée sur cet ouvrage.

Ayoade On Top est une critique du film Hôtesse à tout prix (View from the top). J’ai donc d’abord regardé le film (on trouve le DVD du film de 2003 pour quelques euros) et je me suis plongée dans cet essai qui part un peu dans tous les sens. J’ai a-do-ré, un bon humour n’importe quoi, je lisais avec la voix de Moss/Richard Ayoade dans ma tête (j’avais d’ailleurs hésité à prendre le livre audio lu par l’auteur lui-même), je rigolais toute seule devant ma liseuse parfois. Franchement un bon moment de lecture, une belle analyse de ce film (qui n’est pas si terrible que ça d’ailleurs). Du coup, je vais sûrement me laisser tenter par d’autres ouvrages de Monsieur Ayoade.

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Une journée au pays du cornichon (Spreewald)

La Spreewald est une destination très prisée en Allemagne, dans le Land du Brandebourg, beaucoup de berlinois aiment y aller pour passer une journée ou de courts séjours. Mais qu’est-ce que c’est que la Spreewald vous demandez-vous peut-être ? Notre ami Wikipedia nous dit la chose suivante : La forêt de la Spree (Spreewald en allemand ; Błota en bas-sorabe) est une vaste zone forestière humide autour de la rivière Spree et ses bras secondaires (plus de trois cents), située à une centaine de kilomètres au sud-est de Berlin en Allemagne. La forêt a été désignée en 1991 par l’UNESCO comme une réserve de biosphère de 47 509 ha. Cet espace est composé de marais et de plus de 200 petits canaux navigables (appelés « Fließe ») d’une longueur totale de 1300 kilomètres. Autrefois, le transport des marchandises et des personnes s’effectuait sur ces canaux, mais aujourd’hui seule la distribution du courrier par la Poste allemande à Lübbenau se fait toujours de cette façon.

J’y suis allée pour la première fois l’été dernier, pour une aventure en canoë mémorable, et j’aspirais depuis à y retourner pour une visite un peu moins sportive. Alors, le week-end dernier, par un beau samedi d’été, avec deux amies, nous avons pris la direction de Lübben. Normalement, il y a un train direct depuis Berlin, il faut compter environ une heure de trajet, mais en raison de travaux sur la voie ferrée, une partie se fait actuellement en bus, ce qui rajoute une demi-heure de trajet. Et les seules alternatives en train uniquement sont plus longues avec deux ou trois changements.

Arrivées à destination, nous nous sommes mises en route vers le centre-ville, traversant une petite forêt, le temps était nuageux mais chaud, assez agréable. Nous avons fait une première pause sur la place du marché et avons visité l’église Paul Gerhardt (un célèbre auteur de chants religieux allemands du 17e siècle). Ensuite, nous sommes descendues vers les canaux, cherchant où faire un tour en longue barque. Quand nous pensions avoir trouvé, ils étaient déjà complets, le Monsieur nous a alors expliqué que nous étions au port n°3 et qu’au n°1 ou 2, nous trouverions plus facilement sans réservation. Alors, nous sommes allées vers le centre touristique et avons vite repéré un tour qui partait trente minutes plus tard.

Nous avons embarqué sous le soleil, prenant place sur un banc d’un côté d’une table, une famille s’installant bientôt en face. Le batelier nous a accueillis chaleureusement, sur la petite table il y avait une petite corbeille avec des mini bouteilles de différents schnaps. Alors pour bien commencer la balade, nous avons trinqué, je n’ai pas été très aventureuse et j’ai pris une liqueur à la griotte, les filles, elles, au cornichon (le cornichon c’est LA spécialité du coin). Il y en avait aussi à l’asperge (ce qui ne m’étonne pas vu l’amour des allemands pour l’asperge), mais non, merci, ça ira. Et sur ce, nous voilà partis pour 1h30-2h sur les canaux de la Spreewald, passant des écluses, perdus entre les arbres dans ces marais. C’était superbe. Mais humide… la pluie s’est vite invitée à la fête, j’ai sorti ma veste de pluie, pour le reste du bateau, ce fut les grands parapluies rangés sous les tables, c’était assez comique. Quand la pluie était plus intense, on profitait d’un passage sous un bon pont pour s’abriter quelques minutes. C’est vraiment bien tombé par moments, on a quelques fois entendu le tonnerre au loin. Dans le parcours, il y a un arrêt prévu au Gurkenstand (le stand des cornichons) où on peut, tout en restant dans la barque, acheter des cornichons à manger tout de suite ou à emporter, sous diverses formes, mais aussi de quoi se réhydrater ou caler une petite faim. Ils ont été gentils et ont étendu leur store côté canal pour nous abriter. Entre averses et éclaircies, la balade était sympa, même si j’étais trempée à la sortie.

De retour sur la terre ferme, nous sommes allées nous restaurer… en terrasse, sous un grand parasol… ou plutôt parapluie dans ce cas-là. Ensuite, nous sommes allées au gros stand de cornichons où on trouve le cornichon sous toutes ses formes, pas seulement en version comestible ou liquide, mais aussi en magnets, peluches, crochet, etc… Ainsi que divers produits et souvenirs de la région. Sur ce, nous sommes allées nous balader du côté du château (mais n’avons pas visité le musée) puis sur Schlossinsel (l’île du château), passant près d’aires de jeu aquatiques pour enfants et diverses installations, dans un cadre des plus verdoyants. Le soleil a commencé à percer doucement les nuages, même si quelques gouttes tombaient encore.

Sur ce, nous avons repris le chemin de la gare, le retour fut bien plus long car le train que nous voulions reprendre après le bus de remplacement a été annulé et nous avons continué en bus jusqu’à une petite ville en périphérie de Berlin où nous avons pu prendre un S-Bahn (une sorte de RER). Et plus nous nous éloignions de Lübben, plus le soleil brillait, forcément. Ce fut tout de même une bien belle journée. J’espère un jour pouvoir aller en Spreewald sans pluie (la dernière fois, c’était certes moindre, mais la pluie s’était aussi invitée), y’a encore pas mal à faire là-bas.

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